Cultic Studies Review, Vol. 7, No. 1, 2008, pp. 42-54
Un modèle d’intervention auprès des proches d’adeptes : le
concept de co-adepte
Jean-Claude Maes
SOS-Sectes, Belgique
Résumé
L’adepte entre avec la secte dans une relation de dépendance
« positive » en ceci qu’il y voit la source de tout bien. A SOS-Sectes, notre
hypothèse de travail, souvent vérifiée dans notre pratique clinique, est que
certains des proches de cet adepte, que nous nommons « co-adeptes », vont entrer
avec la secte dans une relation de dépendance « négative » en ceci qu’ils y
voient la source de tout mal. Une autre lecture du concept de « co-adepte », est
que les proches sont les premiers dans la famille à être traumatisés par la
captation sectaire, et que leur réaction à ce traumatisme peut leur faire
développer une forme périphérique de « syndrome de Stockholm ». Quelle que soit
la lecture adoptée, le concept de « co-adepte » induit un modèle particulier
d’intervention auprès des proches d’adeptes.
Abstract
A disciple enters a cult in a relationship of “positive” dependency in that he
sees it as the source of all good. At SOS-Sectes, our working hypothesis, often
verified through clinical practice, is that some relatives and friends of the
follower, whom we call “co-disciples,” enter into a “negative” dependency
relationship with the cult in that they see it as the source of all evil.
Another way of understanding the concept of “co-disciple” is that relatives are
the first ones to be traumatized by their loved one’s cultic involvement and
that their reactions can lead to a secondary form of “Stockholm syndrome.”
Regardless of one’s interpretation, the concept of “co-disciple” can lead to a
particular intervention strategy with the disciple’s family and friends.
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